Notes documentaires : Développement social

Bâtir des communautés plus fortes, plus accueillantes dynamiques

Contribuer à la qualité de la vie dans les communautés

  • Les bénéfices du sport ne se limitent pas aux personnes. Le sport peut aussi contribuer au renforcement des collectivités en développant le capital social et en favorisant une plus grande inclusion des groupes marginalisés ou exclus.
  • Ce point de vue est partagé par 72 pour cent des Canadiens et Canadiennes qui croient que le sport est un facteur clé qui contribue à la qualité de vie au sein de leurs collectivités.
  • Interrogés sur les façons précises grâce auxquelles le sport contribue à leur qualité de vie, plus de 85 pour cent des Canadiens et Canadiennes sondés par le Conference Board du Canada indiquent la capacité du sport à :
    • fournir un lieu où les gens peuvent se rencontrer et interagir;
    • encourager les gens de divers horizons à travailler et à jouer ensemble;
    • procurer à la collectivité des possibilités de bénévolat;
    • enseigner aux gens la responsabilité et le respect des autres et de la propriété d’autrui;
    • amener des gens de tous les âges à participer activement à la vie de leurs collectivités;
    • proposer aux gens un but à atteindre;
    • fournir aux familles des occasions de mieux se connaître les unes les autres; et
    • aider à prévenir la criminalité juvénile.

Développer le capital social

  • Le sport peut aider à réunir les gens et les collectivités, créer un sens communautaire, encourager la citoyenneté active et favoriser la confiance, la réciprocité et un sens de la sécurité parmi les membres de la collectivité. Réunis, ces éléments constituent le capital social de toute collectivité.
  • Les endroits où le capital social est plus développé sont généralement plus sécuritaires, mieux gouvernés et plus prospères que les endroits où il l’est moins, et les gens qui jouissent d’un plus grand capital social sont susceptibles d’être plus heureux, d’avoir une meilleure santé, de vivre davantage en sécurité et dans un milieu où il y a plus de travail que les gens qui en ont moins.
  • Des recherches internationales ont révélé que le niveau de participation au sport d’une nation est étroitement lié à ses niveaux de bien-être et de confiance en la société. Les personnes qui pratiquent un sport sont plus susceptibles de voter, de communiquer avec un élu et de signer une pétition que le citoyen moyen. Elles font preuve de niveaux plus élevés de confiance envers la société et les institutions et démontrent plus de satisfaction dans la vie, et elles sont plus susceptibles d’exprimer l’avis que l’immigration enrichit la vie culturelle d’une nation.
  • Une recherche australienne indique que les résidants de petites collectivités rurales estiment que le sport peut aussi contribuer à maintenir ensemble leur collectivité, en favorisant la confiance, la cohésion, la fierté et la loyauté. Dans certains cas, les clubs sportifs constituent la dernière infrastructure sociale dans des municipalités rurales en déclin.
  • Parce que le sport peut aider des personnes à améliorer leurs capacités et à s’inscrire dans des réseaux sociaux plus larges, il constitue un moyen important d’édification de collectivités plus inclusives. Cet aspect comporte des implications importantes pour de nombreux groupes dans la société canadienne qui, actuellement, ne participent pas pleinement à la vie sociale, économique et culturelle du Canada.

Aider les nouveaux arrivants à s’intégrer plus rapidement au sein de la société canadienne

  • Les preuves sont claires selon lesquelles les nouveaux arrivants au Canada éprouvent plus de difficultés à s’intégrer à leurs nouvelles collectivités et au marché du travail canadien que leurs prédécesseurs d’il y a 20 ans.
  • Une recherche effectuée au Royaume-Uni sur le sport et l’inclusion des réfugiés et des demandeurs d’asile a démontré que le sport pouvait aider à éliminer les barrières entre les demandeurs d’asile/réfugiés et les populations d’accueil locales, améliorer les relations entre les demandeurs d’asile et les réfugiés de diverses origines ethniques et développer leur estime de soi et leur confiance en soi.
  • Le sport est également utilisé avec succès pour mettre en communication des nouveaux arrivants avec d’importants services et ressources de soutien tels que les centres de santé, les programmes de loisirs, les cours d’anglais langue seconde, les services de garde et les universités locales.
  • L’Ontario Council of Agencies Serving Immigrants a inclut le sport et les loisirs comme des outils importants d’intégration des jeunes immigrants et a élaboré un modèle inclusif pour les loisirs à l’intention des jeunes immigrants et réfugiés dans le but de servir de base à des partenariats entre des organismes de sport et de loisir et des agences de services aux immigrants.

Favoriser une inclusion plus grande des personnes avec un handicap

  • Les gens aux prises avec des handicaps font face à plusieurs formes d’exclusion sociale, économique et politique. Même en l’absence de stéréotypes négatifs et d’attitudes discriminatoires, les personnes qui ne souffrent pas d’un handicap peuvent être portées à sous-estimer les capacités des personnes handicapées et se sentir dans l’incertitude sur la façon de les satisfaire et de les inclure dans des activités de tous les jours.
  • Sport pur aide à faire tomber ces barrières en modifiant la façon dont la collectivité perçoit les personnes ayant un handicap et en concentrant l’attention sur leurs capacités plutôt que sur leur handicap.
  • Le sport transforme aussi l’athlète avec un handicap. En raison de leur exclusion, des personnes ayant un handicap peuvent avoir moins de possibilités d’acquérir des habiletés sociales importantes et de développer pleinement leur potentiel physique et mental. Grâce au sport, ces personnes peuvent :
    • avoir accès à des possibilités d’interaction sociale positive avec des pairs avec ou sans handicap, se faire des amis et développer des réseaux sociaux essentiels à leur santé et à leur bien-être;
    • apprendre des habiletés d’interaction sociale essentielles telles que la communication, la coopération, le travail en équipe, l’importance des règles, la détermination d’objectifs et l’autodiscipline;
    • devenir physiquement plus fortes grâce à l’amélioration de l’endurance, de la coordination, de la souplesse, de la posture, du tonus musculaire, de l’équilibre, de la force et du mouvement;
    • améliorer leur développement socio-émotionnel et leur capacité de s’aider soi-même, en acquérant un plus grand contrôle émotionnel, la conscience sociale, la confiance en soi, l’estime de soi, le concept de soi, la motivation et l’autonomie; et
    • devenir habilitées à se défendre elles-mêmes et à défendre les autres.
  • Plusieurs de ces compétences peuvent se transposer dans le monde de l’emploi et contribuer ainsi à développer davantage l’autosuffisance.
  • Mais nous savons que cela exige d’être du sport pur – le sport qui se fonde sur les valeurs positives du plaisir, de la loyauté, de l’inclusion et de l’excellence.

Renouveler la culture autochtone

  • Les taux plus élevés de maladie, de mortalité prématurée, de décrochage scolaire, de chômage, de pauvreté et d’incarcération au sein de la population autochtone du Canada reflètent les disparités importantes entre les possibilités sociales, économiques et culturelles à la portée des peuples autochtones et celles qui sont à la disposition des Canadiens et Canadiennes dans leur ensemble.
  • Les peuples autochtones et les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont déterminé que le sport était un moyen important de contribuer à réduire ces disparités, particulièrement celles qui touchent les jeunes autochtones, soit le segment de la population canadienne qui connaît la croissance la plus rapide.
  • Les preuves s’accumulent selon lesquelles la continuité culturelle est essentielle à la restauration de la santé sociale, économique et spirituelle des communautés autochtones. À titre de caractéristique culturelle importante, le sport pur a un rôle à jouer dans ce processus.
  • Le sport et les jeux centrés sur les habiletés traditionnelles et les principes fondés sur la culture ont toujours joué un rôle important dans la culture autochtone nord-américaine. Cela se vérifie de nos jours par la popularité et le succès des manifestations sportives et culturelles comme les Jeux d’hiver de l’Arctique, les Jeux autochtones de l’Amérique du Nord et les Jeux mondiaux des nations autochtones.
  • Des recherches effectuées en Australie confirment que le sport procure des bénéfices particuliers en ce qui concerne les communautés autochtones sur les plans du développement de la fierté culturelle, de la cohésion sociale, de l’estime de soi et des compétences transférables parmi les participants et les bénévoles.
  • Les carnavals sportifs peuvent aussi aider à enrayer à court terme la consommation de drogue et d’alcool et entraîner une réduction correspondante de la violence familiale.
  • Les programmes de sport et de loisir offerts avec d’autres formes de soutien ont aussi aidé à accroître la fréquentation scolaire et les niveaux de réussite et à réduire l’incidence de la criminalité juvénile et du suicide.
  • Une fois de plus, nous savons que cela doit être le sport fondé sur les valeurs positives du plaisir, de la loyauté, de l’inclusion et de l’excellence – Sport pur possède le pouvoir d’aider.